Te mettre à l'abri
Avant de comprendre ou de raconter quoi que ce soit, il s'agit d'être en sécurité, physiquement et émotionnellement. Si tu vis encore près de la personne qui t'a fait du mal, ou si les souvenirs remontent violemment en ce moment, c'est la seule priorité.
Mettre des mots
Beaucoup de gens vivent des années sans savoir que ce qu'ils traversent porte un nom. Comprendre les mécanismes ne guérit pas, mais ça sort de la confusion, et surtout de la culpabilité.
Le dire une première fois
Poser sa parole est souvent le pas le plus difficile, et c'est aussi celui qui change tout. Ça peut être à une ligne d'écoute anonyme, par écrit, à un proche, à un médecin. Tu n'as pas à tout raconter, ni à être prêt(e) à porter plainte. Dire une phrase suffit.
Te faire accompagner
Un accompagnement spécialisé change la trajectoire. Il existe des voies en partie remboursées, et tu as le droit de changer de professionnel(le) si le courant ne passe pas.
Prendre soin de ton corps
Le corps garde des traces, et elles se prennent en considération. Douleurs, fatigue, troubles du sommeil ou de la digestion : dire à un(e) soignant(e) que tu as vécu des violences dans l'enfance change sa manière de te prendre en soin. Le corps se travaille aussi en thérapie : les approches psychocorporelles et la régulation du système nerveux font partie du chemin, en complément d'un suivi psychologique.
Savoir ce que tu peux faire, si tu le veux
Connaître ses droits n'engage à rien. Les délais sont souvent plus longs qu'on ne le croit, et se renseigner ne veut pas dire porter plainte. Certains le font, d'autres jamais, et les deux sont légitimes.
Ne pas rester seul(e)
La reconstruction se fait rarement en solitaire. Groupes de parole, associations, entraide entre personnes qui ont vécu la même chose : ce sont souvent ces rencontres qui font la différence sur la durée.